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Senioren im Netz

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Environ un tiers des «offliners» utiliseraient volontiers Internet. (picture: Pro Senectute)

Senioren

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Environ un tiers des «offliners» utiliseraient volontiers Internet. (picture: Pro Senectute)

Contacts

Hans Rudolf Schelling

Centre de gérontologie, Université de Zurich

Tel. +41 (0)44 635 34 25

E-Mail Homepage


Judith Bucher,

Pro Senectute Suisse, Responsable des médias

Tel. +41 (0)44 283 89 57

Tel. portable: +41 (0)79 458 39 49

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News release, 09.03.2010

 

Les seniors et Internet: un tiers des réfractaires se connecteraient s’ils bénéficiaient du soutien approprié

Internet se répand à une vitesse impressionnante. Pourtant, seulement quelque 40 % des personnes âgées de plus de 65 ans l’utilisent ; tel est le résultat d’une nouvelle étude de l’Université de Zurich, réalisée sur mandat de Pro Senectute. La plupart des seniors ne profitent pas des ouvertures offertes par la société de l’information parce qu’ils pensent qu’Internet ne peut leur être d’aucune utilité. Cependant, un tiers des réfractaires hésitent à se lancer sur la toile. Pour que le fossé digital qui divise la société se restreigne, il est indispensable que les pouvoirs publics et l’économie privée prennent des mesures.

La possibilité d’accéder à Internet et la façon de s’en servir dépendent grandement de la formation et du revenu. Cela étant, il existe également un fossé intergénérationnel. Hans Rudolf Schelling et Alexander Seifert, du Centre de gérontologie, ont mené à l’échelle de toute la Suisse une étude consacrée à l’utilisation que les personnes âgées font des technologies Internet, à leurs besoins et à leurs craintes ainsi qu’aux facteurs retenant nombre d’entre elles de se lancer sur la toile. Les auteurs ont collecté des données auprès de 1105 personnes âgées de plus de 65 ans venant de toutes les régions linguistiques du pays.

Comme le montre l’étude, quelque 40 % des personnes âgées de plus de 65 ans sont des «onliners», c’est-à-dire des personnes ayant utilisé Internet au moins une fois au cours des six derniers mois. Les quelque 60 % restants, les «offliners», n’emploient par contre pas Internet. «Généralement, plus les individus sont âgés, moins ils utilisent Internet», explique Hans Rudolf Schelling, directeur de l’étude. 58 % des 65-69 ans utilisent Internet tandis que chez les 70-74 %, on trouve encore 50 % d’utilisateurs. Seuls 8 % des plus de 85 ans, en revanche, osent se lancer sur la toile.

Internet comme outil de communication

Les seniors utilisent principalement Internet pour communiquer avec d’autres personnes grâce aux e-mails (88 %). Ce moyen de communication sert ensuite de plateforme de services à l’aide de laquelle il est possible d’afficher des horaires, de planifier des voyages et de chercher des informations sur des offices et des autorités ainsi que sur des thèmes relatifs à la santé. Moins de la moitié des « onliners » lisent des journaux et des magazines en ligne, utilisent l’e-banking ou achètent et vendent des marchandises sur Internet. Le rôle de la toile en tant que source de divertissement demeure en outre limité. En effet, les seniors jouent rarement en ligne et ne téléchargent quasiment jamais de musique, au contraire des jeunes.

«Les seniors utiliseraient davantage Internet si celui-ci était plus adapté aux besoins de leur catégorie d’âge», explique Hans Rudolf Schelling sur la base des résultats du sondage. Les «offliners» trouvent que son utilisation a l’air trop compliquée (71 %) et qu’il faudrait trop de temps pour apprendre à s’en servir (60 %). De plus, tant les «offliners» que les « onliners » émettent d’importantes réserves quant à la sécurité des données et à la criminalité virtuelle (60 %). «La complexité, le temps à investir dans l’apprentissage et les considérations d’ordre sécuritaire sont les principaux obstacles à l’utilisation d’Internet», résume Hans Rudolf Schelling. Un tiers des «offliners» seulement disent être retenus par les coûts du matériel et les frais d’accès à Internet; deux tiers d’entre eux ne sont pas prêts à dépenser le moindre centime pour utiliser cette technologie.

Comme l’ont constaté Hans Rudolph Schelling et Alexander Seifert, le fait que l’entourage social immédiat du senior emploie ou non Internet détermine l’utilisation que celui-ci en fait. La personne dont le partenaire, les frères et sœurs ainsi que les amis communiquent par exemple par e-mail alors qu’ils sont de la même génération qu’elle est la plupart du temps mieux disposée à l’égard de ce nouveau média et l’utilise. L’aide apportée à domicile par la famille, les amis ou les connaissances semble la meilleure méthode d’acquisition des connaissances liées à Internet, de même que les cours et le soutien dispensés par des jeunes ou par d’autres personnes du même âge.

Environ un tiers des «offliners» utiliseraient volontiers Internet. Apparemment, il n’y a pas que le fait que la toile soit inutile à certains seniors ou perçue comme telle qui rend le passage à cette nouvelle technologie difficile. D’autres obstacles demeurent. Les seniors ne s’en sentent pas capables ou pensent qu’il faudra y investir trop de temps. Si on souhaite éviter à un maximum de personnes d’être exclues de la société et leur ouvrir un accès au potentiel positif d’Internet, il faut développer des solutions adaptables à chacun.

Faire des «offliners» des «onliners»

Pour Martin Odermatt, de Pro Senectute Suisse, cette étude vient confirmer les expériences faites au sein de l’organisation. D’après lui, des améliorations sont nécessaires en matière de sensibilisation et de formation. Il s’agit aussi d’aboutir à de meilleures conditions-cadres, comme des kits d’initiation bon marché. «Les seniors ne perçoivent l’utilité d’Internet que lorsque les offres proposées correspondent à leurs réalités de vie ou leur apportent un soulagement pratique», déclare-t-il avec conviction. «Je pense notamment aux achats en ligne pour les personnes à mobilité réduite.» Il s’agirait que les seniors se voient offrir la possibilité de surfer sur Internet en compagnie d’une personne plus expérimentée, ce dans des lieux très fréquentés comme les centres de quartier, les homes ou les bureaux de consultation de Pro Senectute, ou encore à l’occasion de rencontres des aînés. Le besoin d’une offre de cours pour profanes sur tout le territoire, proposant l’assistance la plus personnalisée possible, se fait également sentir. «Les fournisseurs de PC, de logiciels et de services Internet devraient en outre avoir conscience du fait qu’ils doivent adapter leur stratégie de produits s’ils entendent toucher les ‹ offliners › prêts à se lancer sur la toile, qui représentent tout de même quelque 250 000 personnes.»

L’étude

L’étude « Internet-Nutzung im Alter – Gründe der (Nicht-)Nutzung von Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT) durch Menschen ab 65 Jahren in der Schweiz » (utilisation d’Internet par les personnes âgées : raisons de la (non) utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les seniors de plus de 65 ans en Suisse) a été menée par le Centre de gérontologie sur mandat de Pro Senectute Suisse. Réalisée en collaboration avec l’Office fédéral de la communication (OFCOM) et l’IPMZ (Institut für Publizistikwissenschaft und Medienforschung) de l’Université de Zurich, elle a bénéficié du soutien financier de l’OFCOM, de PostFinance et de Swisscom.

Il est possible de télécharger (version intégrale uniquement en allemand, version courte en français) l’étude sur le « mediadesk » de l’Université de Zurich (www.mediadesk.uzh.ch) ou de la commander en version papier auprès du Centre de gérontologie, au prix de CHF 20.-.